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Traduction française Volume 6, Numéro 1

Résumés

Janvier-Février 2000


De Shakespeare à Defoe : le paludisme en Angleterre au 16ème siècle

Paul Reiter
Centers for Disease Control and Prevention, San Juan, Puerto Rico

Nous sommes actuellement dans une phase de réchauffement des températures qui a commencé il y a déjà 200 voire 300 ans environ. D’après certains modèles climatiques il semblerait que les activités humaines aient pu exacerber cette phase en augmentant les concentrations de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre. Ainsi qu’il a été évoqué au cours de débats sur les effets potentiels des conditions météorologiques, il ne serait pas impossible que le paludisme émerge des pays tropicaux et s’établisse en Europe et en Amérique du Nord. La complexité de l’écologie et la dynamique de la maladie, ainsi que les données sur ses premières apparitions, vont à l’encontre de ces prédictions. Jusqu’en 1950, le paludisme était endémique et s’étendait dans de nombreuses régions tempérées, les épidémies les plus importantes s’étendant jusqu’à l’Arctique. Entre 1564 et 1730, la période la plus froide, le paludisme était une cause majeure de maladie et de décès en divers zones de l’Angleterre. La transmission de la maladie a commencé à décliner au 19ème siècle seulement, période où la tendance actuelle du réchauffement des températures était déjà bien amorcée. L’histoire de la maladie en Angleterre met en évidence le rôle des facteurs autres que la température dans la transmission du paludisme.

Une épidémie de tuberculose comme celle de New-York pourrait-elle survenir à Londres?

Andrew C. Hayward* and Richard J. Coker†
*University of Nottingham, Nottingham, United Kingdom; and †St. Mary's Hospital, London, United Kingdom

Au début de l’année 1999, plus de 160 médecins, représentants de la santé publique et infirmières se sont rencontrés à Londres afin de discuter du programme de contrôle de la tuberculose (TB). Le programme a été examiné à la suite de la réaction du Bureau of Tuberculosis Control de New-York en matière de santé publique au cours de l’épidémie de 1988 à 1992. Le présent article s’appuie sur l’épidémiologie et le contrôle de la tuberculose à New-York il y a dix ans et à Londres aujourd’hui afin d’évaluer si ce type d’épidémie survenue à New-York pourrait se produire à Londres.

Immunisation passée, présente et futur contre l’encéphalite japonaise en Corée du Sud

Young Mo Sohn
Yonsei University College of Medecine, Seoul, South Korea

L’encéphalite japonaise (JE), un problème de santé publique majeur autrefois en Corée du Sud, est en déclin depuis les années 1980. Ce résultat est dû à l’amélioration des conditions de vie, à un programme d’éradication des moustiques et à un programme national de vaccination (JE) qui prévoit des rappels annuels de vaccination chez les enfants de moins de 15 ans. L’immunisation accrue a largement réduit la maladie et les décès, toutefois, les effets indésirables du vaccin sont en augmentation et un National Compensation Program for Vaccine Injury a été lancé en 1995. Le présent article passe en revue les succès passés, les problèmes actuels et le cheminement futur du programme de vaccination JE en Corée du Sud.

Coccidioidomycose dans l’état de New-York

Vishnu Chaturvedi,*† Rama Ramani,* Sally Gromadzki,* Birgit Rodeghier,* Hwa_Gan Chang,* and Dale L. Morse*†
*New York State Department of Health, Albany, New York, USA; and †School of Public Health, University at Albany, SUNY, Albany, New York, USA

La coccidioidomycose, maladie systémique fongique causée par Coccidioides immitis, est endémique dans le sud ouest des Etats-Unis ainsi que dans une partie du Mexique et de l’Amérique Centrale et du Sud. Quelques cas sporadiques seulement ont été rapportés dans des zones (y compris New-York) où la maladie n’est pas endémique. Nous avons utilisé les dossiers médicaux de sortie et les données du laboratoire de mycologie de l’état afin d’identifier les caractéristiques des infections C. immitis parmi les habitants de l’état de New-York. Entre 1992 et 1997, 161 personnes présentaient à leur sortie d’hôpital un diagnostic de coccidioidomycose (ICD9 Code 114.0 - 114.5, 114.9). Entre 1989 et 1997, 49 cultures provenant de patients, dont 26 avaient séjourné dans les régions où la maladie est endémique, ont confirmé la présence de C. immitis. Sur 16, 14 isolats présentaient un génotype à multiple loci comparable à celui des isolats d’Arizona, ce qui corrobore l’hypothèse d’une acquisition de la maladie au cours d’un déplacement. D’après nos résultats, la coccidioidomycose est peut-être plus fréquente chez les habitants de l’état de New-York qu’il n’a été reconnu auparavant. Une plus grande vigilance du personnel de la santé devrait améliorer le diagnostic opportun de la coccidioidomycose et la prévention des maladies associées, ainsi que les décès, parmi les patients dans les zones non endémiques de la maladie.

Surveillance de la Dengue en Floride, 1997-98

Julia Gill,* Lillian M. Stark,* and Gary G. Clark†
Florida Department of Health, Bureau of Laboratories and University of South Florida, College of Public Health, Tampa, Florida, USA; and †Centers for Disease Control and Prevention, San Juan, Puerto Rico, US

Les récentes épidémies de la Dengue dans les Caraïbes ainsi qu’en Amérique Centrale et du Sud, et la présence de moustiques, vecteurs efficaces de l’épidémie, augmentent les risques d’une prochaine transmission au sein de la population de Floride. Entre les mois d’avril 1997 et mars 1998, un programme de surveillance en relation avec le laboratoire a détecté 18 cas de Dengue impliquant les quatre sérotypes de la Dengue. Tous les patients ont dit s’être rendu depuis peu dans des pays où la Dengue sévissait dans la population locale. D’après ces résultats, les infections dues à l’épidémie sont importées en Floride à une fréquence beaucoup plus élevée qu’il n’a été dévoilé par la précédente surveillance passive. Il se peut, en conséquence, qu’il y ait un plus grand risque de transmission locale de la Dengue.

Présence de gènes de calicivirus Norwalk-like chez les animaux d’élevage

Wim H.M. van der Poel,* Jan Vinjé,* Reina van der Heide,* Maria_Inmaculada Herrera,† Amparo Vivo,† and Marion P.G. Koopmans*
*National Institute of Public Health and the Environment, Bilthoven, the Netherlands; and †Instituto de Salud Carlos III, Majadahonda, Madrid, Spain

Les virus apparentés aux agents Norwalk-like (NLVs) ont récemment été découverts dans six échantillons fécaux collectés antérieurement : 2 de veaux (Royaume-Uni et Allemagne) et 4 de moutons (Japon), déclenchant de vifs débats sur une transmission zoonotique potentielle. Des échantillons fécaux provenant de 100 cochons, 48 poulets, 43 vaches laitières et de 75 veaux d’élevage des Pays-Bas ont été regroupés et évalués par amplification génique (PCR) à l’aide d’amorces spécifiques pour la détection des NLVs humains. L’ARN NLV a été dépisté dans 33 (44 %) des spécimens provenant de veaux et dans 2 (2 %) spécimens provenant de cochons. D’après nos résultats les infections NLV, que l’on pensait jusqu’à présent spécifiques à l’homme, existent fréquemment chez les veaux et parfois chez les cochons. Bien que la transmission zoonotique n’ait pas été prouvée, ces résultats laissent penser que les veaux et les cochons peuvent représenter des réservoirs pour les NLVs.

Caractérisation génétique moléculaire d’un nouveau morbillivirus chez le dauphin pilote (Globicephalus melas)

Jeffery K. Taubenberger,* Mark M. Tsai,* T. Joy Atkin,* Thomas G. Fanning,* Amy E. Krafft,* R.B. Moeller,* S.E. Kodsi,† M.G. Mense,† and Thomas P. Lipscomb*
*Armed Forces Institute of Pathology, Washington, D.C., USA; and †Walter Reed Army Institute of Research, Washington, D.C., USA

Un dauphin pilote atteint d’une maladie causée par le morbillivirus s’est échoué sur les côtes du New Jersey. Un marquage immunohistochimique a révélé la présence de l’antigène viral. La réaction d’amplification génique effectuée sur des séquences des gènes P et N du morbillivirus était positive. De nouvelles séquences très apparentées, mais néanmoins distinctes, à celles des morbillivirus du dauphin et du marsouin suggère que ce virus pourrait représenter un troisième élément dans la famille des morbillivirus des cétacés.

Les quatre premiers cas d’infection fongique à Candida dubliniensis en Amérique du Nord

Mary E. Brandt,* Lee H. Harrison,†‡ Margaret Pass,† Andre N. Sofair,§ Sharon Huie,§ Ren_Kai Li,* Christine J. Morrison,* David W. Warnock,* and Rana A. Hajjeh*¹
*Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Atlanta, Georgia, USA; †Johns Hopkins University School of Hygiene and Public Health, Baltimore, Maryland, USA; ‡University of Pittsburgh Graduate School of Public Health, Pittsburgh, Pennsylvania, USA; and §Yale University School of Medicine, New Haven, Connecticut, USA.

Le présent article rapporte les quatre premiers cas d’infection fongique à Candida dubliniensis en Amérique du Nord ainsi que la première isolation de ce champignon dans le sang d’un patient infecté par le VIH. In vitro, toutes les isolats étaient sensibles au molécules antifongiques couramment utilisées. Il est ici démontré que C. dubliniensis peut provoquer des septicémies, toutefois l’incidence de la maladie n’est pas connue.

Structures integron-like dans les Campylobacter spp. d’origine humaine et animale

Brigid Lucey,*† D. Crowley,* P. Moloney,‡ B. Cryan,† M. Daly,* F. O'Halloran,* E.J. Threlfall,§ and S. Fanning*
*Cork Institute of Technology, Bishopstown, Cork, Ireland; †Cork University Hospital, Cork, Ireland; ‡Cork Corporation Veterinary Department, Cork, Ireland; and §PHLS Central Public Health Laboratory, London, United Kingdom

Il existe actuellement au niveau international une augmentation de la résistance aux agents antibactériens utilisés pour traiter les gastro-entérites sévères à Campylobacter spp.. Nous avons défini les types de résistance antibactérienne d’isolats de Campylobacter spp. d’origine humaine et animale. Plus de la moitié (n= 32) étaient résistants à la sulfamide, caractère connu pour être associé à la présence d’intégrons. Cette analyse nous permettra de mieux comprendre l’épidémiologie des Campylobacter spp.

Dépistage de Burkholderia pseudomallei dans les réservoirs d’épuration d’eau en Australie

Timothy J.J. Inglis,* Stuart C. Garrow,† Mandy Henderson,* Adele Clair,* Judy Sampson,* Lyn O'Reilly,* and Bob Cameron†
*Western Australian Centre for Pathology and Medical Research, Nedlands, Australia; †Kimberley Public Health Unit, Derby, Australia

Burkholderia pseudomallei a été identifiée à partir d’échantillons prélevés dans l’environnement, un an après l’épidémie de mélioïdose aiguë dans une zone d’habitation côtière isolée au nord ouest de l’Australie. La bactérie B. pseudomallei a été isolée d’un réservoir d’eau et de l’installation destinée à purifier l’eau en augmentant son ph. L’électrophorèse en champ pulsé a confirmé que les isolats issus du réservoir et du purificateur étaient identiques à la souche épidémique, WKo97.

Typage moléculaire des souches épidémiques multirésistantes de Salmonella Blockley en Grèce

Panayotis T. Tassios,* Christos Chadjichristodoulou,† Maria Lambiri,‡ Athina Kansouzidou_Kanakoudi,§ Zannina Sarandopoulou,* Jenny Kourea_Kremastinou,‡ Leonidas S. Tzouvelekis,* Nicholas J. Legakis*
*University of Athens, Athens, Greece; †National Center for Surveillance and Intervention, Athens, Greece; ‡National School of Public Health, Athens, Greece; and §Salmonella Reference Center for Macedonia and Thrace, Thessaloniki, Greece

En Grèce, au cours de l’année 1998, on a remarqué une nette augmentation (35) des cas humains de gastro-entérite due à Salmonella Blockley, un sérotype rarement isolé chez l’homme dans l’hémisphère ouest. Les deux phénotypes majeurs multirésistants (23 sur 29 isolats étudiés) ont été associés à deux empreintes d’ADN distinctes obtenues par électrophorèse en champ pulsé de l’ADN génomique.

Facteurs de risque du portage de Neisseria meningitidis au cours d’une éclosion au Pays de Galles

Patricia E. Fitzpatrick,* Roland L. Salmon,* Paul R. Hunter,† Richard J. Roberts,‡ and Stephen R. Palmer*
*PHLS Communicable Disease Surveillance Centre (Wales), Cardiff, United Kingdom; †Chester Public Health Laboratory, Chester, United Kingdom; and ‡North Wales Health Authority, Mold, United Kingdom

Nous avons comparé les facteurs de risque du portage de Neisseria meningitidis B15 P1.16 avec le portage de n’importe quel autre méningocoque dans l’éclosion d’une infection méningococcique dans un établissement scolaire au Pays de Galles. Des prélèvements dans la gorge ont été effectués auprès des étudiants qui ont aussi dû remplir un questionnaire. Soixante étudiants (7,9 %) étaient porteurs du méningocoque et le risque de portage était plus élevé chez les plus de 14 ans.

Salmonellose dans la République de Géorgie : utilisation du typage moléculaire afin d’identifier la souche à l’origine de l’épidémie

Alexander Sulakvelidze,* Merab Kekelidze,† Durmishkhan Turabelidze,* Shota Tsanava,† Lia Tevsadze,† Lamara Devdariani,† Romesh Gautom,‡ Robert Myers,§ J. Glenn Morris, Jr.,* and Paata Imnadze†
*University of Maryland School of Medicine, Baltimore, Maryland, USA; †National Center for Disease Control, Tbilisi, Republic of Georgia; ‡Public Health Laboratories, Department of Health, Seattle, Washington, USA; and §Maryland Department of Health and Mental Hygiene Laboratories, Baltimore, Maryland, USA

En mai 1998, trois éclosions importantes de salmonellose, affectant 91 personnes, ont été rapportées dans la République de Géorgie. Dix-huit souches Salmonella typhimurium ont été identifiées par un test d’amplification génique (PCR) utilisant des amorces arbitraires et par électrophorèse en champ pulsé ; les résultats démontrent que, tous les cas faisaient partie d’une seule et même épidémie causée par la même souche clonale.

Première description de Fièvre Q en Oman

Euan M. Scrimgeour,* William J. Johnston,* Said H.S. Al Dhahry,* Hussein S. El_Khatim,† Valliath John,‡ and Mohamed Musa‡
*Sultan Qaboos University, Al_Khod, Sultanate of Oman; †Sultan Qaboos University Hospital, Al_Khod, Sultanate of Oman; ‡Royal Hospital, Muscat, Sultanate of Oman

Bien que les données sérologiques suggèrent la circulation de fièvre Q chez les humains et les animaux en Arabie Saoudite et dans les Emirats Arabes Unis, aucun cas clinique de fièvre Q n’avait été jusqu’alors rapporté dans la péninsule arabe. Les auteurs décrivent les deux premiers cas de fièvre Q aiguë en Oman.

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