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Traduction française Volume 5, Numéro 3

Résumés

Mai-Juin 2000


Résistance bactérienne aux agents antibactériens : quelques problèmes particuliers en France, 1996-1998

Helene Aubry-Damon* and Patrice Courvalin†
*Institut de Veille Sanitaire, Saint-Maurice, France; and †Centre National de Référence des Antibiotiques, Institut Pasteur, Paris, France

La résistance aux antibiotiques chez les pathogènes humains fait depuis longtemps l’objet d’une surveillance en France. La surveillance actuelle s’appuie sur les Centres Nationaux de Référence qui étudient divers types de bactéries et sur un réseau de microbiologistes et médecins bénévoles, en particulier dans les hôpitaux mais aussi dans les laboratoires privés. Des données à l’échelle régionale (souvent initiées à la demande de et financées par l’industrie pharmaceutique) ont été disponibles depuis le début des années 1950. En raison des problèmes de santé majeurs causés par la résistance aux antibiotiques au cours de ces dernières années, la mise en place d’un programme national de surveillance semblable à ceux qui ont été établis dans d’autres pays européens a été tentée. Bien que cette mise à jour passe en revue les données récentes concernant la France, la représentativité des données n’a pas été évaluée. En outre, il s’agit de données brutes, et leur importance clinique reste à prouver ; par exemple, la contribution des isolats bactériens à l’infection ou à la colonisation est, dans de nombreux cas, inconnue.

Efficacité-coût de la vaccination contre la maladie de Lyme

Martin I. Meltzer, David T. Dennis, and Kathleen A. Orloski
Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA

Afin de déterminer l’efficacité-coût de la vaccination contre la maladie de Lyme, l’impact au niveau social de six composants clefs a été étudié avec un arbre décisionnel. Le coût par cas évité a été la principale mesure utilisée. Avec une probabilité de diagnostic et de traitement de la maladie de Lyme de 0,80, une probabilité de développer la maladie de 0,005 et un coût de vaccination de 50 dollars par an, le coût moyen de la vaccination par cas évité était évalué à 4 466 dollars. Si la probabilité de développer la maladie de Lyme est portée à 0,03 et le coût de vaccination à 100 dollars par an, une économie nette moyenne par cas évité de 3 377 dollars était réalisée. Etant donné que l’incidence annuelle moyenne de la maladie de Lyme est > 0,005 dans quelques communautés, les bénéfices économiques seraient plus importants si la vaccination était utilisée sur la base du risque individuel, en particulier, chez les personnes dont la probabilité de développer la maladie de Lyme est >0,01.

Utilisation de promoteurs de croissance antibactériens dans la nourriture pour animaux et résistance de Enterococcus faecium aux antibiotiques en Europe

Henrik C. Wegener, Frank M. Aarestrup, Lars Bogø Jensen, Anette M. Hammerum, and Flemming Bager
Danish Veterinary Laboratory, Copenhagen, Denmark

L’ajout d’agents antibactériens à la nourriture pour animaux permettant de stimuler la croissance a été couramment pratiqué pendant plus de 30 ans, et constituerait plus de la moitié de l’utilisation totale d’antibactériens à travers le monde. Les conséquences potentielles de cette utilisation pour la santé publique ont été discutées ; toutefois, aucune preuve de risque pour la santé n’avait été clairement établie jusqu’à présent. L’accumulation de preuves indique désormais que l’utilisation d’avoparcine glycopeptidique en tant que stimulant de croissance est à l’origine, dans l’alimentation pour animaux, d’un important réservoir à Enterococcus faecium contennant le déterminant vanA glycopeptidique hautement résistif, situé sur le transposon Tn1546. En outre, les souches résistantes aux glycopeptides, ainsi que les déterminants de résistance, peuvent se transmettre de l’animal à l’homme. Les deux classes d’antibactériens, qui devraient fournir de futures alternatives thérapeutiques pour le traitement des infections à entérocoques résistants à la vancomycine, ont des analogues parmi les stimulants de croissance, et un important réservoir animal de E. faecium résistant existe déjà, posant un nouveau problème de santé publique.

Vaccins antibactériens et remplacement sérotypique : perspectives et leçons à tirer de Haemophilus influenzae et Streptococcus pneumoniae

Marc Lipsitch
Emory University, Atlanta, Georgia, USA

Les vaccins conjugués ont réduit l’incidence de maladies invasives causées par Haemophilus influenzae, type B (Hib), dans les pays industrialisés et peuvent être très efficaces contre Streptococcus pneumoniae. Toutefois, la spécificité du sérotype de ces vaccins a soulevé quelques inquiétudes ; leur utilisation peut augmenter le portage, ainsi que les maladies dues aux sérotypes non présents dans le vaccin. Le remplacement n’a pas eu lieu avec l’utilisation de vaccins Hib mais au cours des essais sur les vaccins antipneumococciques. Des méthodes mathématiques peuvent être utilisées afin d’éclaircir ces résultats opposés, de prévoir les conditions dans lesquelles un remplacement de sérotype aurait lieu, d’interpréter les résultats des essais sur les vaccins conjugués, de mettre au point des essais qui détecteront mieux le remplacement de sérotype (s’il se produit) et de suggérer quels sont les facteurs à prendre en compte dans le choix de la composition sérotypique des vaccins.

Charge en fer et surveillance des maladies

Eugene D. Weinberg
Indiana University, Bloomington, Indiana, USA

Le fer est à la fois un oxydant et un substrat pour les cellules néoplasiques ou bactériennes invasives. Un excès de fer dans des tissus et cellules spécifiques (charge en fer) favorise l’apparition d’infection, de néoplasie, de cardiomyopathie, d’arthropathie et de nombreux troubles endocriniens voire des désordres neurodégénératifs. Afin de le contrôler et de le détoxiquer, les hôtes ont élaboré un système de défense qui retient le fer, mais de nombreux facteurs peuvent perturber ce système. Un certain nombre de méthodes comportementales, médicales et immunologiques sont déployées ou en cours de développement afin de renforcer cette retenue du fer. Un dépistage de routine de la charge en fer pourrait fournir de précieuses informations pour les études épidémiologiques, diagnostiques, prophylactiques et thérapeutiques des maladies infectieuses émergentes.

Herpès virus 6 humain : un pathogène émergent

Gabriella Campadelli-Fiume, Prisco Mirandola, and Laura Menotti
University of Bologna, Bologna, Italy

Les infections à herpès virus 6 humain (HHV-6), un ß-herpès virus dont deux variants (groupes A et B) sont reconnus, est très fréquent, atteignant presque les 100 % en séroprévalence. L’infection primaire à HHV-6B est à l’origine de la roséole infantile ou exanthème subit, une maladie infantile fréquente à rémission spontanée. Après l’infection primaire, le virus se réplique dans les glandes salivaires et se trouve dans la salive, mode de transmission reconnu des souches du groupe B ; le virus reste latent dans les lymphocytes et les monocytes et persiste dans les cellules et les tissus en faible concentration. Rarement associée à la maladie chez les immunocompétents, l’infection à HHV-6 est la principale cause d’infections virales opportunistes chez les immunodéprimés , parmi les patients types atteints par le SIDA et les transplantés, chez qui l’infection à HHV-6 ou sa réactivation peut se traduire par un rejet de la greffe et le décès du patient. D’autres virus opportunistes, cytomégalovirus humain et HHV-7, peuvent aussi infecter ou se réactiver chez les personnes à risque. La sclérose en plaques est une autre maladie dont la pathogénèse peut être associée à HHV-6. Les données pour et contre cette association font ici l’objet d’une discussion.

Emergence d’un groupe unique de maladies mycobactériennes nécrosantes

Karen M. Dobos,*† Frederick D. Quinn,† David A. Ashford,† C. Robert Horsburgh,* and C. Harold King*
*Emory University School of Medicine, Atlanta, Georgia, USA; †Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA

Bien que la plupart des maladies dues aux mycobactéries pathogènes sont causées par Mycobacterium tuberculosis, plusieurs autres maladies mycobactériennes - causées par M. ulcerans (ulcère de Buruli), M. marinum, et M. haemophilum - ont commencé à émerger. L’émergence de ces maladies causées par ces trois pathogènes, aux Etats-Unis et à travers le monde au cours de ces dix dernières années, sont ici passées en revue. Les similitudes physiopathologiques de ces maladies (toutes les trois provoquent des lésions nécrosantes de la peau) et les réservoirs habituels de l’infection (eaux stagnantes ou s’écoulant lentement) ont été étudiés. L’examen des caractéristiques pathogéniques et histologiques de ces mycobactéries suggère qu’il existe des différences dans les modes de transmission et la pathogénèse, toutefois, aucun mécanisme en particulier concernant ces caractéristiques n’a définitivement été décrit pour aucune de ces mycobactéries.

Maladies respiratoires parmi le personnel de l’armée américaine : la riposte aux menaces émergentes

Gregory C. Gray,* Johnny D. Callahan,*† Anthony W. Hawksworth,* Carol A. Fisher,‡ and Joel C. Gaydos‡
*Naval Health Research Center, San Diego, California, USA; †Naval Medical Center, San Diego, California, USA; and ‡Walter Reed Army Institute of Research, Washington, DC, USA

Les agents émergents des maladies respiratoires, l’augmentation de la résistance aux antibiotiques, et la perte d’efficacité des vaccins menacent d’accroître l’incidence des maladies respiratoires parmi le personnel de l’armée. Six pathogènes de ces maladies (adénovirus, virus influenza, Streptococcus pneumoniae, Streptococcus pyogenes, Mycoplasma pneumoniae, et Bordetella pertussis) ont été étudiés, en outre, l’impact des maladies qu’ils causent, les efforts fournis par le passé pour contrôler ces maladies auprès du personnel militaire, ainsi que le traitement actuel et les méthodes de surveillance, les limitations dans le test diagnostic et les besoins en vaccin ont été passés en revue.

Fièvre Q en Bulgarie et en Slovaquie

V. Serbezov,* J. Kazár,† V. Novkirishki,* N. Gatcheva,* E. Kovácová,‡ and V. Voynova*
*National Center of Infectious and Parasitic Diseases, Sofia, Bulgaria; †Institute of Preventive and Clinical Medicine, Bratislava, Slovak Republic; and ‡Institute of Virology, Slovak Academy of Sciences, Bratislava, Slovak Republic

En réponse aux bouleversements politique et économique du début des années 1990, l’épidémiologie de la fièvre Q en Bulgarie a changé. Le nombre de chèvres a presque triplé ; le contact entre les bêtes et leurs propriétaires (et membres de leur famille), tout comme celui entre les chèvres et d’autres animaux, a augmenté ainsi que la consommation de lait frais de chèvre et de ses dérivés ; en outre les chèvres ont remplacé les bovins et les ovins comme sources principales d’infections humaines à Coxiella burnetii. Des centaines de cas humains patents sérologiquement confirmés de fièvre Q aiguë sont survenus. Les formes chroniques de fièvre Q, des endocardites, ont également été observées. En revanche, en Slovaquie, la fièvre Q n’a pas posé de graves problèmes pour la santé publique, et la forme chronique de l’infection n’a été trouvée ni dans les suivis des épidémies de fièvre Q associées aux chèvres importées de Bulgarie et des autres épidémies de fièvre Q précédentes, ni dans les études sérologiques. Le diagnostic sérologique ainsi que le contrôle et la prévention de la fièvre Q font ici l’objet d’une discussion.

Adhésines : des cibles pour la mise au point de vaccins

Theresa M. Wizemann, John E. Adamou, and Solomon Langermann
MedImmune, Inc., Gaithersburg, Maryland, USA

Intervenir dès les premières étapes de l’infection, c’est-à-dire lorsque la bactérie adhère aux récepteurs de la cellule hôte et colonise la surface muqueuse, peut se révéler très efficace afin d’empêcher les infections bactériennes. L’adhésion bactérienne implique généralement une interaction entre une protéine de surface bactérienne appelée adhésine et le récepteur de la cellule hôte. De récentes études précliniques sur les vaccins utilisant l’adhésine FimH (dérivée des Escherichia coli uropathogènes) ont confirmé que des anticorps sollicités contre une adhésine peuvent empêcher la colonisation, stopper l’infection et prévenir la maladie. Ces études montrent que la vaccination prophylactique avec des adhésines peut arrêter les infections bactériennes. Grâce à de récents progrès dans l’identification, la caractérisation, et l’isolement d’autres adhésines, des approches semblables sont envisagées pour prévenir les infections, qu’il s’agissent d’otites moyennes et de caries dentaires ou de pneumonies ou de septicémies.

Tuberculose dans les Caraïbes : utilisation des méthodes de spoligotyping pour identifier l’origine de la souche et sa transmission

Christophe Sola, Anne Devallois, Lionel Horgen, Jérôme Maïsetti, Ingrid Filliol, Eric Legrand, and Nalin Rastogi
Institut Pasteur de Guadeloupe, Pointe à Pitre, Guadeloupe

Les méthodes de spoligotyping, associées à la PCR d'éléments répétitifs doubles, ainsi qu’aux méthodes de caractérisation de polymorphisme de longueur des fragments de restriction (IS6110-RFLP), et parfois à celles de DR-RFLP et PGRS-RFLP, ont été utilisées afin de détecter les liens épidémiologiques et les types de transmission de Mycobacterium tuberculosis en Martinique, Guadeloupe, et en Guyane française. Dans plus d’un tiers des 218 souches de la région qui ont fait l’objet d’un typage, les souches provenant de grappes ou de cas isolés partageaient la même identité génétique, ce qui suggère l’existence de liens épidémiologiques. Toutefois, en raison du peu d’informations épidémiologiques, seulement 14,2 % des souches pouvaient être directement associés. Lorsque les spoligotypes partagés par deux ou plusieurs isolats étaient mis en commun avec les 392 autres spoligotypes décrits ailleurs dans le monde, de nouvelles associations étaient détectées, ce qui suggère une transmission importée. Les foyers persistants de la maladie endémique et l’augmentation de la transmission active due aux grands flux de population et à la co-infection peuvent être liés à la récente ré-émergence de la tuberculose dans les Caraïbes. Il a aussi été découvert que plusieurs familles distinctes de spoligotypes sont surreprésentées dans cette région.

Traitement antirabique humain après exposition au cours d’une épizootie de rage du raton laveur à New-York, en 1993 et 1994

Jeffrey D. Wyatt,* William H. Barker,* Nancy M. Bennett,† and Cathleen A. Hanlon‡
*University of Rochester School of Medicine & Dentistry, Rochester, New York, USA; †Monroe County Department of Health, Rochester, New York, USA; ‡Centers for Disease Control & Prevention, Atlanta, Georgia, USA

L’article décrit l’épidémiologie du traitement antirabique humain après exposition dans quatre comtés de l’état de New-York au cours de la première et deuxième année de l’épizootie de rage du raton laveur. Les données ont été obtenues à partir des dossiers de 1 173 personnes dont le traitement après exposition a été rapporté aux départements de santé locaux en 1993 et 1994. Les comtés ruraux, en été, et les patients de 10 à 14 ans et de 35 à 44 ans présentaient les taux les plus élevés d’incidence annuelle moyenne de ce traitement. Le traitement après exposition administré après les morsures était associé en premier aux chiens et chats non vaccinés, mais la plupart (70 %) n’étaient pas attribuables aux morsures. Bien que la vaccination des animaux domestiques et le contrôle des animaux errants, visant les expositions directes, demeurent la base de la prévention de la rage humaine, le risque de rage non transmise par morsures (par exemple, par la salive des ratons laveurs sur la fourrure des chiens et des chats) devrait être pris en compte.

Eclosion d’une infection à Escherichia coli O157:H7 dans une usine au Japon

Yoshiyuki Watanabe,* Kotaro Ozasa,* Jonathan H. Mermin,† Patricia M. Griffin,† Kazushige Masuda,‡ Shinsaku Imashuku,§ and Tadashi Sawada*
*Kyoto Prefectural University of Medicine, Kyoto, Japan; †Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA; ‡Public Health Bureau, Kyoto City Government, Kyoto, Japan; and §Kyoto City Institute of Health and Environmental Sciences, Kyoto, Japan

Afin de déterminer la cause de l’épidémie à Escherichia coli O157:H7 survenue en juillet 1996 parmi les ouvriers d’une usine à Kyoto, au Japon, des études cas-témoins et de cohorte ont été effectuées. La consommation de pousses de radis en salade au cours du déjeuner à la cafétéria de l’usine a été associée à la maladie. Après enquête, les pousses provenaient de quatre cultivateurs japonais, dont un a été associé à une épidémie de E. coli O157:H7 survenue parmi 6 000 écoliers à Sakai, au début du mois de juillet.

Premier cas de fièvre jaune en Guyane française depuis 1902

J.M. Heraud,* D. Hommel,† A. Hulin,† V. Deubel,‡ J.D. Poveda,‡ J.L. Sarthou,* and A. Talarmin*
*Institut Pasteur de la Guyane, Cayenne, French Guiana;†General Hospital, Cayenne, French Guiana; and ‡Institut Pasteur, Paris, France

Le premier cas de fièvre jaune en Guyane française depuis 1902 a été rapporté en mars 1998. le génome du virus de la fièvre jaune a été détecté par PCR dans des biopsies hépatiques post mortem. Le séquençage a montré que la souche était très voisine des souches du Brésil et de l’Equateur.

Contacts avec des chauves-souris : risque de transmission de la rage, Colorado, 1977-1996

W. John Pape,* Thomas D. Fitzsimmons,*† and Richard E. Hoffman*
*Colorado Department of Public Health and Environment, Denver, Colorado, USA; and †Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA

Afin d’évaluer le risque de transmission de la rage des chauves-souris à l’homme, la prévalence de la rage chez les chauves-souris qui ont été en contact avec l’homme entre 1977 et 1996 a été étudiée, et les rencontres entre l’animal et l’homme analysées. La rage a été diagnostiquée chez 685 (15 %) sur 4 470 chauves-souris testées. La prévalence de la rage chez les chauves-souris qui ont mordu des personnes était 2,1 fois supérieure à la prévalence rencontrée chez les chauves-souris qui n’avaient pas mordu de personnes. Au moins un tiers des rencontres étaient évitables.

Infection à lyssavirus de la chauve-souris australienne chez une chauve-souris frugivore en captivité

Hume Field,* Brad McCall,† Janine Barrett‡
*Queensland Department of Primary Industries, Moorooka, Australia; †Brisbane Southside Public Health Unit, Upper Mount Gravatt, Australia; and ‡The University of Queensland, Brisbane, Australia

Le nouveau lyssavirus de la chauve-souris australienne est à l’origine de maladie proche de la rage chez les chauves-souris et les hommes. Une jeune chauve-souris frugivore en captivité a montré des signes neurologiques progressifs, comprenant une soudaine agressivité, une vocalisation, une dysphagie et une paralysie pendant plus de 9 jours avant son décès. A l’autopsie, l’infection à lyssavirus a été diagnostiquée par réaction d’immunofluorescence, par marquage à l’immunopéroxydase, par PCR et isolement du virus. Huit personnes, qui ont été en contact avec les animaux, ont reçu un traitement antirabique après exposition.

Bordetella holmesii-like isolés de patients du Massachusetts présentant des symptômes identiques à la coqueluche

W. Katherine Yih, Ellen A. Silva, James Ida, Nancy Harrington, Susan M. Lett, and Harvey George
Massachusetts Department of Public Health, Boston, Massachusetts, USA

Bordetella holmesii, généralement associée à une septicémie chez les patients présentant des conditions prédisposantes, a été isolée de spécimens rhino-pharyngés de jeunes personnes qui, à part une toux, étaient en bonne santé. La proportion de spécimens positifs à B. holmesii, qui ont été soumis au Massachusetts State Laboratory Institute, a augmenté entre 1995 et 1998.

Nouveaux génotypes Cryptosporidium chez des patients infectés par le VIH

Norman J. Pieniazek,* Fernando J. Bornay-Llinares,* Susan B. Slemenda,* Alexandre J. da Silva,* Iaci N. S. Moura,* Michael J. Arrowood,* Oleg Ditrich,† and David G. Addiss*
Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA; and †Institute of Parasitology AS CR, Ceské Budëjovice, Czech Republic

Quatre génotypes distincts de Cryptosporidium ont été identifiés par séquençage d’ADN et analyse phylogénétique chez des patients infectés par le VIH : génotype 1 (humain), génotype 2 (bovin) Cryptosporidium parvum, un génotype semblable à C. felis et un autre semblable à Cryptosporidium sp. isolé d’un chien. Il s’agit de la première identification d’infection humaine dues aux deux derniers génotypes.

Cas fatal dû aux variants de colonie S. de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline chez un patient atteint par le SIDA

Harald Seifert,* Christoph von Eiff,† and Gerd Fätkenheuer†
*University of Cologne, Cologne, Germany; and †Westfälische Wilhelms-Universität, Münster, Germany

L’article décrit le premier cas connu d’infection fatale due aux variants à petites colonies de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline chez un patient atteint de SIDA. Collectés à partir de trois hémocultures ainsi que d’un abcès profond de la hanche, ces variants résultent peut-être d’une thérapie antibactérienne prolongée par trimétroprime/sulfaméthoxazole pour prévenir une pneumonie à Pneumocystis carinii.

Application du Data Mining aux données microbiologiques des unités de soins intensifs ¹

Stephen A. Moser, Warren T. Jones, and Stephen E. Brossette
The University of Alabama at Birmingham, Birmingham, Alabama, USA

L’article décrit les applications expérimentales, et leur mise au point, du Data Mining Surveillance System (DMSS), qui utilise une base de données électronique médicale importante afin de surveiller les maladies émergentes et la résistance antibactérienne. Par exemple, des informations du DMSS peuvent indiquer des changement potentiellement important dans les types de résistance antibactérienne et les maladies, dans les unités de soins intensifs d’une seule structure de santé.

Surveillance de l’entérovirus 71 par les sentinelles à Taiwan en 1998

Trong-Neng Wu,* Su-Fen Tsai,* Shu-Fang Li,* Tsuey-Fong Lee,* Tzu-Mei Huang,* Mei-Li Wang,* Kwo-Hsiung Hsu,† and Chen-Yang Shen‡
*Disease Surveillance and Quarantine Service, Ministry of Health, Taiwan, Republic of China; †Bureau of Communicable Disease Control, Ministry of Health, Taiwan, Republic of China; and ‡Institute of Biomedical Sciences, Academia Sinica, Taipei, Taiwan, Republic of China

Les épidémies d’entérovirus 71 dans le monde sont rapportées depuis 1969. La plus récente de ces épidémies est survenue à Taiwan au cours de la période d’avril à juillet 1998. Cette épidémie de maladie pied-main-bouche a été détectée par un système de surveillance des sentinelles en avril au début de sa survenue, et la population a été alertée.

Inactivation d’Escherichia coli O157:H7 par le chlore

Eugene W. Rice, Robert M. Clark, and Clifford H. Johnson
U.S. Environmental Protection Agency, Cincinnati, Ohio, USA

Des isolats d’Escherichia coli O157:H7 (qui a récemment causé des épidémies transmises par l’eau) et d’E. coli à phénotype sauvage ont été analysés afin de déterminer leur sensibilité à la chloration. Les souches pathogènes et non pathogènes étaient réduites de façon significative après un minute d’exposition au chlore libre. Les résultats montrent que les concentrations de chlore entretenues dans les systèmes d’eau sont suffisantes pour inactiver ces agents.

Epiglottite méningococcique fulminante : un syndrome infectieux émergent ?

Eric Schwam*† and Jeffrey Cox†
*Sturdy Memorial Hospital, Attleboro, Massachusetts, USA; and †Rhode Island Hospital, Providence, Rhode Island, USA

L’article rapporte un cas d’épiglottite fulminante avec d’importants oedèmes cervicaux externes dus à un phlegmon associé. Les hémocultures étaient positives à Neisseria meningitidis. Le patient s’est complètement remis après une intubation fibroscopique aux urgences et une antibiothérapie appropriée. Cinq autres cas d’épiglottite méningococcique, tous rapportés depuis 1995, sont résumés et les éventuels mécanismes physiopathologiques discutés.

Confirmation génétique du virus Dobrava chez Apodemus agrarius en Hongrie

Jerrold J. Scharninghausen,* Hermann Meyer,† Martin Pfeffer,‡ Donald S. Davis,* and Rodney L. Honeycutt*
*Texas A&M University, College Station, Texas, USA; †Federal Armed Forces Medical Academy, Munich, Germany; and ‡Ludwig Maximilians University, Munich, Germany

Les gènes du virus Dobrava présent chez le rongeur Apodemus agrarius en Hongrie ont été séquencés par PCR. Les échantillons isolés sont proches des souches de Dobrava précédemment isolés de A. flavicollis. Il est possible que ce regroupement indique une substitution d’hôte.

Résistance bactérienne à la ciprofloxacine en Grèce : résultats du système national de surveillance électronique

A.C. Vatopoulos, V. Kalapothaki, Greek Network for the Surveillance of Antimicrobial Resistance1, and N.J. Legakis
Athens University, Athens (Goudi), Greece

D’après les données de sensibilité de 1997 du système national de surveillance électronique de la résistance antibactérienne, la Grèce a des taux élevés de résistance à la ciprofloxacine. Pour la plupart des espèces, la fréquence d’isolats résistants à la ciprofloxacine (de la plus élevée à la plus basse, par type de patient) était la suivante : unité de soins intensifs > chirurgie > médicine > consultation externe. La plupart des souches résistantes à la ciprofloxacine étaient multirésistantes.

Emergence de souches Corynebacterium diphtheriae biotype mitis non toxinogènes en Europe de l’ouest

Guido Funke,* Martin Altwegg,* Lars Frommelt,† and Alexander von Graevenitz*
*University of Zurich, Zurich, Switzerland; and †Endo-Klinik, Hamburg, Germany

17 isolats de Corynebacterium diphtheriae variété mitis et les ribotypes associés, de Suisse, d’Allemagne et de France, ont été étudiés. Les isolats provenaient d’infections cutanées et sous-cutanées de toxicomanes par intraveineuse, de sans abris, de prisonniers et de patients âgés de l’unité orthopédique avec des prothèses articulaires ou des primo-infections articulaires. De tels isolats n’avaient été auparavant observés qu’en Suisse.

Surveillance de Escherichia coli vérotoxique O157 au Pays de Galles de 1990 à 1998

Rachel M. Chalmers,* Sharon M. Parry,† Roland L. Salmon,* Robert M.M. Smith,* Geraldine A. Willshaw,‡ and Tom Cheasty‡
*Public Health Laboratory Service Communicable Disease Surveillance Centre, Cardiff, United Kingdom; †Welsh Combined Centres for Public Health, Cardiff, United Kingdom; ‡Central Public Health Laboratory, Colindale, London, United Kingdom

Une surveillance basée sur la population de Escherichia coli vérotoxique (VTEC) O157 est menée depuis 1990 au Pays de Galles. L’incidence annuelle est restée stable pendant 9 ans (moyenne : 1,6 cas pour 100 000) ; le taux est plus élevé chez les enfants de moins de 5 ans. Des selles sanguinolentes ont été rapportées dans moins de la moitié des cas, montrant combien il est important de dépister VTEC O157 dans tous les spécimens fécaux.

Mise au point sur la transmission du virus par Ixodes dammini dans le Centre-Nord des Etats-Unis

Gregory D. Ebel, Ivo Foppa, Andrew Spielman, and Sam R. Telford, III
Harvard School of Public Health, Boston, Massachusetts, USA

Les glandes salivaires de Ixodes dammini adultes (tiques de cerf) collectées près de Spooner et Hayward dans le Wisconsin ont été analysées afin de déterminer si le virus transmis par Ixodes dammini, un flavivirus récemment identifié, survient chez d’autres agents transmis par les tiques dans le haut Midwest. Des inclusions intraacinar, suggérant la réplication du virus, ont été détectées chez 4 tiques (4,6 %) sur 87. Le virus a été isolé par inoculation sur des souriceaux.

Ré-émergence de la Dengue en Argentine

G. Avilés,* G. Rangeón,† V. Vorndam,‡ A. Briones,§ P. Baroni,* D. Enria,* and M.S. Sabattini*
*Instituto Nacional de Enfermedades Virales Humanas (INEVH) "Dr. J.I. Maiztegui", Administración Nacional de Laboratorios e Institutos de Salud "Dr. C. Malbrán", Pergamino, Argentina; †Ministerio de Salud, Salta, Argentina; ‡Centers for Disease Control and Prevention, San Juan, Puerto Rico; and §Delegación Sanitaria Federal, Salta, Argentina

Aedes aegypti, éradiquée d’Argentine en 1963, est désormais ré-apparue dans le pays et au sud jusqu’à Buenos Aires. En 1997, quatre personnes qui s’étaient rendues par le passé au Brésil, en Equateur ou au Vénézuela, étaient atteints par la Dengue, et une surveillance de la transmission indigène a permis de détecter 19 cas de Dengue dans la province de Salta. Ces cas de Dengue sont les premiers en Argentine depuis 1916 et représentent une nouvelle extension du virus vers le sud.

Elimination de Cryptosporidium parvum par le chlore dans les points d’eau d’utilité publique

Colleen Carpenter,* Ronald Fayer,* James Trout,* and Michael J. Beach†
*U.S. Department of Agriculture, Beltsville, Maryland, USA; and †Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA

Les effets du chlore sur la viabilité des oocystes ont été étudiés, dans des conditions de pH contrôlé et de concentrations de calcium élevées recommandées pour la plupart des piscines publiques. Il s’avère que les matières fécales peuvent modifier les valeurs Ct (concentration de chlore en mg/L, multipliée par le temps en minutes) nécessaires pour éliminer Cryptosporidium parvum des piscines ou autre point d’eau public.

Cyclospora cayetanensis parmi les expatriés et les populations locales à l’ouest de Java en Indonésie

David J. Fryauff,* Reinhard Krippner,† Purnomo Prodjodipuro,* Christa Ewald,† Shirley Kawengian,‡ Katrin Pegelow,§ Thomas Yun,¶ Claudia von Heydwolff-Wehnert,‡ Buhari Oyofo,* and Rainer Gross#
*U.S. Naval Medical Research Unit No. 2, Jakarta, Indonesia; †Embassy of the Federal Republic of Germany, Jakarta, Indonesia; ‡University of Indonesia, Jakarta, Indonesia; §SEAMEO-ROPMED Regional Center for Community Nutrition, Jakarta, Indonesia; ¶Embassy of the United States of America, Jakarta, Indonesia; #Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH, Eschborn, Germany

De janvier 1995 à juillet 1998, la survenue d’une infection à Cyclospora cayetanensis associée à des gastro-entérites ou diarrhées parmi des résidents étrangers et locaux à l’ouest de Java, en Indonésie, a été étudiée. Il s’est avéré que la protozoose à C. cayetanensis était la cause principale des gastro-entérites et diarrhées chez les résidents étrangers adultes, au cours de la saison des pluies. Le parasite est rarement à l’origine de maladies dans la population adulte locale ou chez les enfants.

Première épidémie importante de Dengue hémorragique à Delhi en Inde

L. Dar, S. Broor, S. Sengupta, I. Xess, and P. Seth
All India Institute of Medical Sciences, Ansari Nagar, New Delhi, India

Une épidémie de Dengue hémorragique/syndrome de choc de la Dengue (DHS/DSS) est survenue en 1996 en Inde à Delhi et aux alentours. Il a été confirmé, par culture du virus et immunofluorescence indirecte avec des anticorps monoclonaux spécifiques au virus, que la cause était le virus type 2 de la Dengue. Il s’agit de l’épidémie la plus importante du genre qui ait été rapportée en Inde, et qui révèle une résurgence inquiétante de l’infection au virus de la Dengue.

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