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Volume 4, Numéro 4

Résumés

Juillet-Août 1998


Structure des quasi-espèces et persistance des virus à ARN

Esteban Domingo,* Eric Baranowski,* Carmen M. Ruiz–Jarabo,* Ana M. Martín_Hernández,† Juan C. Sáiz,‡ and Cristina Escarmís*
*Centro de Biología Molecular "Severo Ochoa," Universidad Autónoma de Madrid, Cantoblanco, Madrid, Spain; †John Innes Center, Norwich, United Kingdom; ‡Universitat de Barcelona, Barcelona, Spain

Les quasi-espèces sont de très proches (mais non identiques) génomes viraux mutants et recombinants sujets à de constantes variations, compétition et sélection génétiques. La structure des quasi-espèces et la dynamique de réplication de l’ARN permettent aux populations virales de survivre dans leur cellule hôte et de provoquer la maladie. L’article passe en revue les mécanismes de la persistance virale dans les cellules, les organismes et les populations d’organismes et suggère que les interactions cruciales entre l’hôte et les influences virales (y compris dans certains cas l’organisation des quasi-espèces) est le principal moteur de la survie à long-terme des virus dans la nature.

 

Etudes écologiques des rongeurs réservoirs : intérêt pour la santé de l’homme

James N. Mills and James E. Childs
Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA

Au cours de ces dernières années, le nombre de "nouvelles" maladies humaines associées aux petits mammifères réservoirs a augmenté de façon considérable, ravivant un nouvel intérêt pour l’étude de l’écologie des réservoirs. Une approche intégrée et consistante vers une telle recherche permet d’effectuer des comparaisons directes entre les études, contribue à l’utilisation efficace des ressources et des informations, et rend l’enquêteur plus fiable. L’article met l’accent sur les étapes nécessaire pour une compréhension de l’écologie des hôtes vertébrés liée aux maladies humaines, et illustre l’importance de chaque étape en utilisant des exemples à partir d’études sur les hôtes associées aux virus des fièvres hémorragiques transmis par les rongeurs.

 

Diphtérie en ex-URSS : ré-émergence d’une maladie pandémique

Charles R. Vitek and Melinda Wharton
Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA

La ré-émergence massive de la diphtérie dans les Nouveaux Etats Indépendants de l’ex-URSS a marqué la première épidémie de diphtérie à grande échelle dans les pays industrialisés en 30 ans. Parmi les facteurs qui contribuent à l’épidémie on compte une vaste population d’adultes sensibles ; une baisse de l’immunisation chez les enfants, qui remet en cause ce qui avait été un programme bien établi de vaccination pour les enfants ; des conditions socio-économiques médiocres ; et de vastes mouvements de population. Il demeure incertain qu’un changement dans les souches prédominantes de Corynebacterium diphtheriae qui circulent puisse jouer un rôle dans cette épidémie. Une assistance massive et bien coordonnée, ainsi que des efforts sans précédents pour vacciner les adultes ont été nécessaires afin de contrôler l’épidémie.

 

La transmission entre les cellules et les infections à Pseudomonas aeruginosa

Christian Van Delden and Barbara H. Iglewski
University of Rochester School of Medicine and Dentistry, Rochester, New York, USA

Pseudomonas aeruginosa est une bactérie responsable d’infections nosocomiales graves, d’infections qui menacent la vie des personnes immunodéprimés, et d’infections chroniques chez les patients atteints par la mucoviscidose. La virulence de la bactérie dépend d’un grand nombre de facteurs cellulaires et extracellulaires. Les systèmes de transmission des signaux entre les cellules contrôlent l’expression et coordonnent la production, dépendante de la densité cellulaire, de nombreux facteurs de virulence extracellulaires. L’article traite du rôle possible de la transmission de signaux entre les cellules dans la pathogénèse des infections à P. aeruginosa, et montre la raison d’être de prendre pour cible ces systèmes de transmission dans la mise au point de nouvelles approches thérapeutiques.

 

Les rotavirus

Umesh D. Parashar, Joseph S. Bresee, Jon R. Gentsch, and Roger I. Glass
Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA

Les rotavirus, pathogènes diarrhéiques les plus fréquents parmi les enfants à travers le monde, sont responsables d’environ un tiers des hospitalisations associées à des diarrhées et de 800 000 décès par an. Parce que l’infection naturelle réduit l’incidence et la sévérité d’épisodes ultérieurs, la diarrhée à rotavirus peut être contrôlée grâce à la vaccination. Il se peut que l’immunité spécifique à un sérotype joue un rôle dans la protection contre la maladie. Le vaccin tétravalent contre le rotavirus reassortant rhésus/humain (RRV-TV) (qui contient un rotavirus de rhésus de sérotype G3 et des rotavirus réassortants rhésus/humain recombinants de sérotypes G1, G2 et G4) fournit une protection contre les quatre sérotypes les plus fréquents des rotavirus humains. Dans des essais cliniques effectués dans les pays industrialisés, RRV-TV conférait de 49 % à 68 % de protection contre les diarrhées à rotavirus quelconques et de 61 % à 100 % de protection contre les maladies graves. Ce vaccin a été autorisé par la Food and Drug Administration le 31 août 1998 et devrait être rentable en réduisant les maladies diarrhéiques dans les pays industrialisés. L’efficacité du vaccin et son efficacité-coût dans les pays en voie de développement devraient être évaluées.

 

Chlamydia pneumoniae et maladies cardio-vasculaires

Lee Ann Campbell, Cho_Chou Kuo, and J. Thomas Grayston
University of Washington, Seattle, Washington, USA

Chlamydia pneumoniae est un pathogène ubiquitaire qui provoque des maladies respiratoires aiguës. Le spectre de l’infection à C. pneumoniae s’est étendu à l’athérosclérose et ses manifestations cliniques. Des études séro-épidémiologiques ont associé les anticorps contre C. pneumoniae aux maladies coronaires, infarctus du myocarde, maladies de l’artère carotide et aux accidents vasculaires cérébraux. L’association de C. pneumoniae avec l’athérosclérose est corroborée par la présence de l’organisme dans les lésions athéroscléreuses au travers de l’arbre artériel et par l’absence de l’organisme dans le tissu artériel sain. C. pneumoniae, a également été isolée de plaques athéromateuses coronaire et carotidienne. Afin de déterminer si une infection chronique joue un rôle dans l’initiation ou la progression de la maladie, des études d’intervention ont été menées chez l’homme, et des modèles de l’infection à C. pneumoniae chez les animaux ont été développés. L’article rend compte de la preuve de l’association et du rôle potentiel de C. pneumoniae dans les maladies cardio-vasculaires.

 

Symbiose bactérienne chez les arthropodes et contrôle de la transmission des maladies

Charles B. Beard,* Ravi V. Durvasula,† and Frank F. Richards†
*Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA; and †Yale University School of Medicine, New Haven, Connecticut, USA

Les symbiotes bactériens peuvent être utilisés comme vecteurs afin d’exprimer des gènes étrangers chez les arthropodes. L’expression de certains gènes peut rendre un arthropode incapable de transmettre un deuxième micro-organisme pathogène pour l’homme, et représenterait une approche alternative au contrôle des maladies transmises par les arthropodes. L’article traite de la raison d’être de cette approche alternative, de ses applications potentielles et de ses limites, ainsi que des préoccupations réglementaires que son utilisation pour l’interruption de la transmission de maladies humaines et animales peut soulever.

 

Epidémiologie génétique des maladies infectieuses chez l’homme : modèles d’études basées sur la population

Laurent Abel* and Alain J. Dessein†
*Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale Unit 436, Paris, France; and †Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale Unit 399, Marseille, France

 

La propagation et les signes cliniques d’une infection au sein des populations humaines dépendent de plusieurs facteurs, dont la génétique des hôtes. Les études de liaison familiales, utilisées en épidémiologie génétique pour identifier les gènes de l’hôte, recherchent la ségrégation non aléatoire d’un caractère sur quelques régions du chromosome candidat ou sur tout autre région du génome (recherche sur l’ensemble du génome). Lorsqu’un modèle génique principal a clairement été déduit et que des informations épidémiologiques fiables ont été collectées (par exemple avec la schistosomiase), des études de liaison paramétriques sont alors utilisées. Lorsque le modèle génique n’a pu être identifié (par exemple, avec la lèpre ou le paludisme), il est recommandé d’utiliser les études de liaison non paramétriques (par exemple études de jumeaux). Une fois la liaison prouvée, le gène peut être identifié grâce aux polymorphismes étroitement liés au caractère. Si le polymorphisme étudié est fortement en déséquilibre de liaison avec l’allèle de la maladie ou est l’allèle de la maladie lui-même (par exemple, avec l’infection à VIH et le paludisme), les études d’association peuvent directement identifier le gène de la maladie. Enfin, le rôle du polymorphisme détecté à l’origine du caractère est validé par les études fonctionnelles.

 

Résistance aux insecticides et contrôle des vecteurs

William G. Brogdon and Janet C. McAllister
Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA

La résistance aux insecticides a été un problème chez tous les groupes d’insectes servant de vecteurs de maladies émergentes. Bien que les mécanismes par lesquels les insecticides deviennent moins efficaces se ressemblent pour tous les taxa des vecteurs, chaque problème de résistance est potentiellement unique et peut impliquer un modèle complexe de foyers de résistance. La principale défense contre la résistance est une surveillance étroite de la sensibilité des populations de vecteurs. L’article décrit les mécanismes de la résistance aux insecticides et des exemples d’emergence de resistance au niveau mondial, et traite des projets de contrôle de la résistance ainsi que des priorités en matière de détection et surveillance.

 

Gènes mutants et évolution moléculaire à long-terme du pathogène Escherichia coli O157:H7

Thomas S. Whittam, Sean D. Reid, and Robert K. Selander
Pennsylvania State University, University Park, Pennsylvania, USA

L’hypothèse d’un taux de mutation élevé (indiqué par la fréquence des isolats hypermutables) a été avancée pour expliquer l’émergence de Escherichia coli O157:H7. Aucune preuve montrant que le pathogène a subi un taux de mutation anormalement élevé et une évolution moléculaire n’a été apportée par l’analyse de divergence de 12 gènes.

 

L’infection diarrhéique à Clostridium difficile serait-elle à l’origine d’un nombre croissant d’hospitalisations et de décès ?

Floyd Frost,* Gunther F. Craun,† and Rebecca L. Calderon‡
*Southwest Center for Managed Care Research, Albuquerque, New Mexico, USA; †Gunther F. Craun and Associates, Staunton, Virginia, USA; and ‡U.S. Environmental Protection Agency, Research Triangle Park, North Carolina, USA

Cette étude a calculé l’estimation actuelle du nombre de sorties des hôpitaux nationaux (de 1985 à 1994) et les taux de mortalité ajustés par tranches d’âge (de 1980 à 1992) causés par les pathogènes entériques d’origine bactérienne, virale, protozoaire et autre mal identifiée. Les taux d’hospitalisation (mais non des décès) de nouveau-nés et de jeunes enfants pour chaque catégorie a augmenté de plus de 50 % entre 1990 et 1994. Les taux d’hospitalisation et de décès ajustés par tranche d’âge causés par des infections entériques d’origine bactérienne et les hospitalisations dues aux infections entériques d’origine virale ont augmenté depuis 1988. Les taux d’infections entériques d’origine bactérienne spécifiées qui n’ont pas été codés pour cette période (ICD9 00849) ont été multipliés par plus de huit. Afin d’identifier les agents bactériens responsables de la plupart de ces infections, les sorties d’hôpital et les déclarations des patients traités en ambulatoire (codés avec plus de détail après 1992) ont été étudiées pour New Mexico's Lovelace Health Systems de 1993 à 1996. Sur le nombre de maladies causées par les pathogènes non codés, 73 % étaient dues à une infection à Clostridium difficile. En outre, 88 % des certificats de décès de l’état de Washington (de 1985 à 1996) portant le code des infections à pathogène entériques non spécifiés (ICD0084) faisaient mention d’une infection à C. difficile.

 

Introduction de Aedes albopictus dans un site enzootique du virus La Crosse en Illinois

Uriel Kitron,* Jack Swanson,† Michael Crandell,‡ Patrick J. Sullivan,* Justin Anderson,§ Robert Garro,* Linn D. Haramis,¶ and Paul R. Grimstad§
*University of Illinois, Urbana, Illinois, USA; †Illinois Department of Public Health, Peoria, Illinois, USA; ‡Peoria City/County Health Department, Peoria, Illinois, USA; and §University of Notre Dame, Notre Dame, Indiana, USA; ¶Illinois Department of Public Health, Springfield, Illinois, USA

Vers la fin de l’été et à l’automne 1997, des moustiques Aedes albopictus ont été trouvés à Peoria, en Illinois, un foyer de transmission reconnu depuis longtemps du virus La Crosse. Les larves ont été trouvées dans des pneus et autres conteneurs artificiels, des adultes piqueurs ont été récupérées et des œufs ont été collectés dans des pièges à ponte sur une zone de 25 ha. Un chipmunk piégé à moins de 0,25 Km de la zone infestée était positif par test d’anticorps neutralisant du virus La Crosse.

 

Mycobacterium canettii, variant lisse et luisant de M. tuberculosis, isolé d’un patient suisse exposé en Afrique

Gaby E. Pfyffer,* Raymond Auckenthaler,† Jan D. A. van Embden,‡ and Dick van Soolingen‡

*University of Zurich, Zurich, Switzerland; †University Hospital, Geneva, Switzerland; and ‡National Institute of Public Health and the Environment (RIVM), Bilthoven, The Netherlands

Un morphotype exceptionnellement lisse du complexe Mycobacterium tuberculosis a été isolé d’un patient suisse âgé de 56 souffrant de tuberculose mésentérique. L’analyse du profil des séquences des régions hypervariable de l’ARN ribosomique 16S a révélé une similitude de 100 % avec la séquence spécifique du complexe M. tuberculosis. Les méthodes de spoligotyping, de caractérisation de polymorphisme de longueur des fragments de restriction utilisant les séquences d’insertion IS6110, IS1081 et la séquence polymorphique GC comme marqueurs génétiques supplémentaires, ont identifié l’isolat comme nouveau taxon M. canettii. A l’instar d’un enfant somalien présentant le même cas, ce patient a dû contracté la maladie en Afrique, ce qui soulève des questions quant à la distribution géographique de M. canettii.

 

Infections humaines à Escherichia coli produisant la toxine Shiga différent du sérotype O157 en Allemagne

Lothar Beutin, Sonja Zimmermann, and Kerstin Gleier
Robert Koch_Institut, Berlin, Germany

Différents types de Escherichia coli produisant la toxine Shiga (STEC) n’appartenant pas au sérotype O157 ont été étudiés pour leur rôle en tant que pathogènes humains. Les STEC non O157 isolés de 89 patients en Allemagne ont été caractérisés d’après les sérotypes, les marqueurs de virulence et l’association aux maladies humaines. Les STEC EaeA-positifs ont été isolés de 54 (60,7 %) de ces patients et ont fréquemment été associés à des maladies diarrhéiques sévères, des syndromes hémolytiques et urémiques et à un jeune âge. Les STEC EaeA-négatifs ont été identifiés chez 35 (39,3 %) de ces patients et ont été plus souvent associés à des cas cliniques non compliqués et à des patients adultes. Un diagnostic de STEC, indépendamment du sérotypage, a été recommandé pour les patients en pédiatrie.

 

Nouvelle souche Orientia tsutsugamushi isolée du typhus de broussailles en Australie

Dimitri M. Odorico,* Stephen R. Graves,† Bart Currie,‡ Julian Catmull,* Zoltan Nack,† Sharon Ellis,† Ling Wang,† and David J. Miller*
*James Cook University, Townsville, Queensland, Australia; †The Geelong Hospital, Geelong, Victoria, Australia; and ‡Royal Darwin Hospital, Casuarina, Northern Territory, Australia

Dans un récent cas de typhus de broussailles en Australie, Orientia tsutsugamushi, isolé du sang d’un patient, a été testé par séquençage du gène de l’ARN 16S ribosomique. La séquence a révélé une souche de O. tsutsugamushi très différente des souches traditionnelles Karp, Kato et Gilliam. La nouvelle souche a été nommée Litchfield.

 

Streptococcus parasanguinis : un nouveau pathogène associé aux mammites asymptomatiques chez les brebis

J.F. Fernández_Garayzábal,* E. Fernández,* A. Las Heras,* C. Pascual,† M.D. Collins,† and L. Domínguez*
*Universidad Complutense, Madrid, Spain; and †BBSRC Institute of Food Research, Reading, United Kingdom

L’article décrit deux cas inhabituels chez les brebis de mammite asymptomatique causée par Streptococcus parasanguinis. Cette bactérie a été associée au développement d’endocardite expérimentale ; sa présence à des taux relativement élevés dans le lait de brebis apparemment saines peut représenter un risque pour la santé chez les personnes ayant des lésions cardiaques prédisposantes.

 

Introduction des sous-types multiples du VIH-1 et du VIH-2 au Liban

Danuta Pieniazek,* James Baggs,† Dale J. Hu,* Ghassan M. Matar,‡ Alexander M. Abdelnoor,‡ Jacques E. Mokhbat,‡ Marwan Uwaydah,‡ Abdul Rahman Bizri,‡ Artur Ramos,*§ Luiz M. Janini,*§ Amilcar Tanuri,*§ Carol Fridlund,* Charles Schable,* Leo Heyndrickx,¶, Mark A. Rayfield,* and Walid Heneine*
*Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA; †Emory University, Atlanta, Georgia, USA; ‡American University of Beirut, Beirut, Lebanon; §Universidade Federal de Rio de Janeiro, Rio de Janeiro, Brazil; and ¶Institute of Tropical Medicine, Antwerp, Belgium

La variabilité génétique, les relations phylogénétiques et la dynamique de transmission du VIH ont été analysées chez 26 patients libanais infectés par le VIH. 25 spécimens ont été identifiés comme VIH-1 et un comme VIH-2 de sous-type B. Les 25 souches ont été classées en six sous-types env_C2_V3 VIH -1: B (n = 10), A (n = 11), C (n = 1), D (n = 1), G (n = 1) et autre inclassable. Des recombinants potentiels des sites de combinaison des régions virales des différents sous-types Aenv/Dpol/Agag, Genv/Apol, des sous-types inclassablesenv/ et des sous-types inclassablespol/Agag ont été trouvés chez trois patients. Des analyses épidémiologiques des antécédents de voyage et de comportements à risque ont indiqué que les sous-types VIH-1 et VIH-2 reflétaient les souches VIH répandues dans les pays visités par les patients ou leur partenaires sexuel(le)s. La propagation des profils de distribution du complexe formé par le VIH et son sous-type dans les régions où le VIH n’est pas endémique peut être plus fréquent qu’il n’a été précédemment pensé. Le dépistage sanguins du VIH-1 et du VIH-2 au Liban est recommandé afin de protéger les banques de sang. Les données sur les sous-type du VIH fournissent des informations pour la mise au point des vaccins.

 

Infection à STEC O157 sporadique : transmission familiale secondaire au Pays de Galles

Sharon M. Parry* and Roland L. Salmon†
*Welsh Combined Centres for Public Health, Cardiff, United Kingdom; and †PHLS Communicable Disease Surveillance Centre, Cardiff, United Kingdom

Une étude a été menée afin de quantifier et caractériser la transmission familliale de Escherichia coli O157 (STEC O157) produisant la toxine Shiga (vérocytotoxine) après une infection sporadique au Pays de Galles. 83 cas-patient index et leur entourage familial ont été identifiés par surveillance de tuoute la population. Des échantillons fécaux soumis par l’entourage familial ont été testés pour STEC O157 et, après avoir été calculé, le taux de transmission familial pour l’infection à STEC O157 sporadique était compris entre 4 % et 15 %. L’entourage familial dans les groupes à haut risque (notamment les enfants de moins de 5 ans) représentait un risque de propagation de l’infection à la communauté en général.

 

Infection à Ehrlichia en Italie

M. Nuti,* D.A. Serafini,† D. Bassetti,‡ A. Ghionni,§ F. Russino,¶ P. Rombolà,# G. Macri,# and E. Lillini#
*1st Rome University, Rome, Italy; †US Navy Medical Services, Colorado Springs, Colorado, USA; ‡Public Health Department, Trento, Italy; §Pieve di Cadore Hospital, Belluno, Italy; ¶Multizone Prevention Service, Belluno, Italy; and #Zooprophylaxis Institute, Rome, Italy

La séroconversion (immunoglobulines M) vis-à-vis d’Ehrlichia chaffeensis a été documentée chez des citoyens des Etats-Unis mordus par des tiques en Sardaigne. Sept cas d’ehrlichiose suspectée chez les résidents locaux n’ont pas été confirmés par les tests de laboratoire. Dans les régions alpines, les anticorps de E. phagocytophila ont été détectés chez les personnes à haut risque, c’est-à-dire les gardes-forestiers (8,6 %) et les chasseurs (5,5 %), et chez les groupes témoins (1,5 %). Sur 153 personnes mordues par les tiques, un seul avait des anticorps contre Ehrlichia six mois après.

 

Salmonella type enteridis PT6 : une autre salmonellose associée aux œufs ?

Meirion R. Evans,* Will Lane,† and C. Donald Ribeiro‡
*Bro Taf Health Authority, Cardiff, United Kingdom; †Cardiff Environmental Protection, Cardiff, United Kingdom; and ‡Cardiff Public Health Laboratory, Cardiff, United Kingdom

Salmonella enteridis lysotype 6 (PT6) a considérablement augmenté au Royaume Uni en 1997. La forte augmentation suggère que la contamination à PT6 s’est rapidement disséminée grâce à un vecteur alimentaire de base ; toutefois, la source et l’aliment-vecteur sont encore non identifiés. L’article décrit les évidences collectées lors de trois épidémies suggérant un lien possible entre PT6 et les œufs. Le manque d’informations concernant le réseau de distribution des œufs pose encore des problèmes aux enquêteurs de la santé publique. Des enquêtes plus approfondies lors des futures épidémies à PT6 et sur les études de cas-témoins des infections sporadiques sont nécessaires afin de confirmer l’étiologie de l’infection à PT6.

 

Ré-émergence du paludisme épidémique dans les Highlands à l’ouest du Kenya

M. A. Malakooti*, K. Biomndo†, and G. D. Shanks‡
*University of the Health Sciences, Bethesda, Maryland, USA; †Brooke Bond Central Hospital, Kericho, Kenya; ‡US Army Medical Research Unit, Nairobi, Kenya

Les dossiers médicaux hospitaliers (1990-1997) d’une compagnie de thé dans le district de Kericho, à l’ouest du Kenya, ont révélé des épidémies de paludisme presque annuelles de mai à juillet, avec un taux d’attaque annuel de 50 %, 857 hospitalisations pour 100 000 par an, et 42 décès pour 100 000 par an ; le paludisme était à l’origine de 32 % des décès chez les patients hospitalisés. Une enquête basée sur des questionnaires (juin 1997) adressés à 244 patients hospitalisés à cause du paludisme a montré que seulement 8 % s’étaient rendus, 30 jours avant le diagnostic, dans une région où la transmission du paludisme était connue. L’incidence élevée du paludisme peut être due à la résistance aux médicaments.

 

Typhus murin chez des voyageurs revenant d’Indonésie

Philippe Parola,* Dirk Vogelaers,† Chantal Roure,‡François Janbon,§ and Didier Raoult*
*Université de la Méditerranée, Marseille, France; †Universitair Ziekenhuis, Gent, Belgium; ‡Hôpital de la Croix_Rousse, Lyon, France; and §Hôpital Guy de Chauliac, Montpellier, France

L’article rapporte les trois premiers cas documentés de typhus murin importé d’Indonésie en Europe, traite des éléments du diagnostic de la maladie, et recommande vivement de prendre en compte le typhus murin dans le diagnostic de maladies fébriles chez les voyageurs.

 

Différenciation entre isolats d’origines humaine et animale de Cryptosporidium parvum

Irshad M. Sulaiman, Lihua Xiao, Chunfu Yang, Lilian Escalante, Anne Moore, Charles B. Beard, Michael J. Arrowood, and Altaf A. Lal
Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA

92 isolats d’origines humaine et animale de Cryptosporidium parvum ont été analysés avec une méthode d’amplification génique et de caractérisation de polymorphisme de longueur des fragments de restriction basée sur la séquence du gène de la protéine 2 anonyme liée à la thrombospondine. Cette méthode, utilisée comme marqueur moléculaire, peut faire la différence entre deux génotypes de C. parvum et nous éclairer sur la transmission de l’infection aux humains.

 

Epidémie de syndrome pulmonaire dû aux hantavirus au Chili en 1997

Jorge Toro,* Jeanette D. Vega,† ‡‡ Ali S. Khan,‡ James N. Mills,‡ Paula Padula,§ William Terry,‡ Zaida Yadón,§ Rosa Valderrama,¶ Barbara A. Ellis,‡ Carlos Pavletic,* Rodrigo Cerda,† Sherif Zaki,‡ Shieh Wun_Ju,‡ Richard Meyer,‡ Mauricio Tapia,# Carlos Mansilla,# Michel Baro,** Jose A. Vergara,** Marisol Concha,* Gladys Calderon,†† Delia Enria,†† C.J. Peters,‡ and Thomas G. Ksiazek‡
*Ministry of Health, Santiago, Chile; †Pan American Health Organization, Santiago, Chile; ‡Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Georgia, USA; §Instituto Nacional de Enfermedades Infecciosas ANLIS "Carlos G. Malbran," Buenos Aires, Argentina; ¶Aysen Region XI Health Service, Coyhaique, Chile; #Coyhaique Regional Hospital, Coyhaique, Aysen, Chile; **Llanchipal Health Services, Puerto Montt, Chile; ††Instituto Nacional de Enfermedades Virales Humanas, Pergamino, Argentina; and ‡‡Catholic University of Chile, Santiago, Chile.

Une épidémie de 25 cas de syndrome pulmonaire dû aux hantavirus (HPS) associé au virus Andes a été identifiée au sud du Chili de juillet 1997 à janvier 1998. Outre les patients souffrant d’HPS, trois personnes présentant une maladie due aux hantavirus modérée et une personne atteinte d’une infection aiguë asymptomatique ont été individualisées. Des études épidémiologiques ont avancé l’hypothèse d’une transmission de personne à personne dans deux des trois groupes familliaux. Des études écologiques ont révélé de très hautes densités de plusieurs espèces de rongeurs sigmodontins dans la région.

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